Plan Haies : une première victoire, mais le combat continue !
La mobilisation syndicale commence à porter ses fruits
Depuis plusieurs mois, la FNSEA et son réseau se mobilisent pour dénoncer un dispositif Haies devenu trop complexe et déconnecté des réalités du terrain. Cette mobilisation a permis d’obtenir une première évolution : le Gouvernement vient de revoir son plan Haies et d’adresser une nouvelle instruction à ses services déconcentrés.
Des règles enfin assouplies
La nouvelle instruction prévoit désormais :
- Du 1 pour 1 pour les arrachages de moins de 20 mètres ;
- Une majoration limitée de 0,2 à 0,3 pour les arrachages compris entre 20 et 150 mètres ;
- Un coefficient plafonné à 2 pour les arrachages de plus de 150 mètres ;
- Un coefficient transitoire fixé à 1 dans l’attente des arrêtés départementaux.
Autre avancée : la possibilité de déroger à la période d’interdiction de taille des haies est désormais inscrite dans l’instruction. Le régime unique de la haie devrait entrer en vigueur au 1er octobre 2026.
Des avancées encore insuffisantes
Ces évolutions sont le fruit de la mobilisation du réseau syndical, mais elles restent largement en-deçà des attentes des agriculteurs.
La FNSEA continue de porter une demande claire : une vraie simplification du dispositif Haies, avec des règles adaptées aux réalités agricoles et non une nouvelle couche de contraintes administratives.
Car aujourd’hui, le constat reste le même :
- les financements du plan Haies ont disparu des priorités gouvernementales ;
- les agriculteurs restent confrontés à 13 réglementations différentes sur les haies ;
- les règles ne s’appliquent pas à tous les gestionnaires de haies, laissant les agriculteurs seuls en première ligne.
La mobilisation continue dans les territoires
Les concertations vont désormais reprendre dans les départements. La FNSEA appelle son réseau à se mobiliser auprès des préfets pour défendre des coefficients les plus faibles possibles, avec un objectif : le 1 pour 1 dans la majorité des situations.
La gestion des haies doit enfin être abordée dans sa globalité : protéger les haies, oui, mais en donnant aux agriculteurs les moyens de les entretenir et de les gérer sereinement.