Plan engrais : la mobilisation syndicale porte ses fruits

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Plan engrais : la mobilisation syndicale porte ses fruits

Face à l’explosion du prix des engrais, conséquence notamment de la mise en œuvre du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF), aggravée par les tensions internationales et le conflit en Iran, la FNSEA et son réseau se sont mobilisés à tous les niveaux pour obtenir un soutien en faveur des agriculteurs.

Cette mobilisation a porté ses fruits : le Ministère de l’Agriculture a enfin annoncé les modalités du plan engrais, destiné à accompagner les exploitations face à cette hausse importante des charges.

145 millions d’euros mobilisés pour la France

Depuis plusieurs mois, la FNSEA agit :

  • au niveau européen, pour obtenir une aide de crise dédiée au secteur agricole, qui s’élève à 540 millions d’euros ;
  • auprès du Gouvernement français, afin que la France bénéficie de l’enveloppe la plus importante possible. Elle obtient ainsi 107 millions d’euros, soit 20 % de l’enveloppe européenne, auxquels l’État ajoute 38 millions d’euros supplémentaires, portant le soutien français à 145 millions d’euros.


Une aide ouverte à toutes les productions

Le dispositif annoncé prévoit :

  • une aide accessible à toutes les productions agricoles ;
  • un soutien de 50 € par tonne d’engrais simple azoté, quel que soit le type d’engrais utilisé (urée, ammonitrate ou solution azotée) ;
  • une majoration de 20 € par tonne pour les exploitations dont les achats d’engrais représentent plus de 10 % des charges.

Les demandes pourront être déposées à partir du 1er août 2026 sur le site de FranceAgriMer. L’aide concernera les achats d’engrais réalisés entre le 1er juin et le 30 septembre 2026 et sera plafonnée à 50 % des volumes d’engrais azotés achetés en 2025.

Des points de vigilance restent à améliorer

Si cette annonce constitue une première réponse aux difficultés rencontrées par les exploitations, la FNSEA regrette toutefois plusieurs restrictions qui limitent l’efficacité du dispositif :

  • un seuil minimum de 750 € d’aide est nécessaire pour être éligible ;
  • la période de référence retenue rend plus difficile la prise en compte des besoins des cultures de printemps.

La FNSEA reste pleinement mobilisée pour suivre la mise en œuvre de cette mesure, défendre son accessibilité au plus grand nombre et demander une évaluation régulière du dispositif afin qu’il réponde réellement aux besoins du terrain.

Dans un contexte où toutes les productions et tous les territoires sont touchés par des difficultés majeures, la mobilisation collective reste essentielle pour accompagner les exploitations agricoles et préserver leur capacité à produire.

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